Après une belle année faite de rencontres, d’activités et de soutien, les membres du Service de la catéchèse prennent quelques semaines de vacances. Pour vous, cela ne change presque rien, puisqu’une présence est assurée durant les deux mois d’été, sauf la semaine du 15 juillet. Contactez-nous avant de vous déplacer au Centre pastoral, pour ne pas trouver porte close. Les horaires changent en fonction de la personne qui sera présente.
L’équipe sera à nouveau au complet et en pleine forme dès la première semaine de septembre !
Le site internet se met également à un rythme estival. Un article sera publié chaque jeudi et reprendra une série d’outils et d’événements parus dans les newsletters depuis deux ans.
Nous vous souhaitons d’agréables vacances.
Seigneur, notre Dieu, veille sur ceux qui prennent la route :
qu’ils arrivent sans encombre au terme de leur voyage.
Que ce temps de vacances soit pour nous tous
un moment de détente, de repos, de paix !
Sois pour nous, Seigneur, l’Ami
que nous retrouvons sur nos routes,
qui nous accompagne et nous guide.
Donne-nous le beau temps et le soleil qui refont nos forces
et qui nous donnent le goût de vivre.
Donne-nous la joie simple et vraie
de nous retrouver en famille et entre amis.
Donne-nous d’accueillir ceux que nous rencontrerons
pour leur donner un peu d’ombre quand le soleil brûle trop,
pour leur ouvrir notre porte quand la pluie et l’orage les surprennent,
pour partager notre pain et notre amitié
quand ils se trouvent seuls et désemparés.
Seigneur, notre Dieu, veille encore sur nous quand nous reprendrons le chemin du retour:
que nous ayons la joie de nous retrouver pour vivre ensemble une nouvelle année, nouvelle étape sur la route du salut.
Amen.
Source : Aleteia et Prières pour les jours incontournables, Éditions du Signe, 2001.
Nous venons de fêter la Nativité de saint Jean-Baptiste. Au terme de l’année pastorale, voici la figure du précurseur de Jésus, inspirante pour notre mission de catéchiste. C’est l’occasion de relire cette année de mission avant de reprendre des forces pendant l’été.
Être catéchiste consiste à annoncer et à préparer la venue de Jésus dans la vie et dans le cœur des enfants. Comme Jean-Baptiste, vous avez sûrement été remplis d’un grand zèle pour parler de Jésus aux enfants. Parfois avec peu de moyens, en sentant vos propres limites, mais vous ne vous êtes pas découragés. À d’autres moments, il y a peut-être eu un émerveillement devant l’action de Dieu et vous avez senti une sainte crainte : « Seigneur je ne suis pas digne… » Ou encore, vous avez osé, comme Jean-Baptiste devant Hérode, dire la vérité au risque de déplaire. Et peut-être à d’autres moments, des doutes vous ont envahis, comme Jean-Baptiste qui envoie ses disciples pour demander à Jésus s’il est vraiment le Messie… Être catéchiste, c’est enfin dire comme le Précurseur : « Il faut qu’Il grandisse et que je diminue. » C’est accueillir les enfants (et leurs parents) et faire un bout de chemin avec eux en s’effaçant devant l’action de Dieu qui est première. Vous clôturez cette année enrichis, aguerris, fatigués ou désemparés… Quelle que soit votre disposition au terme de cette année, vous vous êtes donnés de la peine pour l’annonce du Royaume et « Dieu n’est pas injuste : il n’oublie pas votre action ni l’amour que vous avez manifesté à son égard, en vous mettant au service des fidèles et en vous y tenant. » (He 6,10)
À chacun, chacune, nous voulons dire MERCI d’avoir dit « oui » à cette tâche d’initier les enfants à la foi chrétienne. Soyez bénis au centuple pour tout le bien que vous avez pu faire tout au long de cette année de catéchèse.
Voici un outil pour relire votre expérience de catéchiste pendant l’année écoulée :
Afin de nourrir votre mission et vous ressourcer, vous pouvez replonger dans les paroles du pape François adressées au catéchistes :
Et pour l’année prochaine…
Si vous cherchez d’autres catéchistes pour votre mission, vous pouvez toujours recevoir des dépliants « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux » auprès du Service de la catéchèse.
Vous pourrez aussi vivre un temps d’envoi en mission lors d’une messe de rentrée : Proposition d’une célébration d’envoi.
Prière d’une catéchiste
Seigneur, j’ai répondu oui
quand tu m’as appelée à proclamer
ma foi au travers des enfants du catéchisme.
Depuis ce jour, j’ai dû réorganiser mon travail
afin de ne pas trop perturber ma vie de famille.
Tout ce temps que je consacre
n’est pas sans richesses.
Tu m’apportes beaucoup dans ma vie,
dans mon foyer et dans mes relations avec les autres.
J’ai vu le monde, ton monde avec d’autres yeux,
un autre cœur que ceux de mon enfance.
Même si parfois j’ai des doutes,
je crois que tu es toujours là auprès de moi,
prêt à m’aider, à me soutenir, à m’encourager.
Tu m’as appelée à une vie nouvelle
et j’ai tant appris avec ces jeunes,
qu’aujourd’hui je te dis merci.
Merci encore pour tout ce que tu m’as fait connaître,
pourtant je te connais encore si peu
que je voudrais pouvoir te dire un jour :
»Ta Parole est plus forte que mes doutes ».
Source : Prier.be
L’année de catéchèse se termine et les vacances d’été se profilent. Et si nous emmenions Dieu avec nous sur nos lieux de vacances ? Voici quelques outils et activités à proposer aux enfants et aux familles.
Des animations à envoyer aux familles :
Des carnets de vacances (Points de repère, Filoteo et Magnificat Junior, ainsi qu’un carnet édité par le Service de la catéchèse) et un petit livre (Le congé de Jésus) sont disponibles au Service de Documentation du Vicariat du Brabant wallon. Vous trouverez également un petit livre (Le congé de Jésus de Nicholas Allan) ainsi que des bandes dessinées très sympas à emmener en vacances. Par exemple, vous avez à votre disposition des BD sur des lieux de pélerinages ou bien sur les grands artistes chrétiens (Gaudi, Bach, de Vinci, Michel-Ange). Une façon d’apprendre en s’amusant.
Des retraites et propositions d’activités :
Bel été à chacun !
La Solennité du Saint-Sacrement est la touche belge du calendrier liturgique de l’Église universelle, établie à l’instigation d’une sainte belge, Julienne de Cornillon, qui fut enterrée à l’abbaye de Villers en 1258. Cette année, nous fêtons deux anniversaires liés à l’histoire de cette Solennité : les 755 ans de la publication de la bulle papale Transiturus de hoc mundo instituant la Fête-Dieu pour toute l’Église et les 630 ans de son inscription parmi les fêtes de précepte.
La Fête du Saint-Sacrement, avec la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus ou le récent Dimanche de la Miséricorde divine, compte au nombre des fêtes liturgiques instaurées suite aux révélations privées (toutes d’ailleurs reçues par des femmes qui se sentent incapables de la mission qui leur est confiée par Dieu). Son établissement est le fruit d’un long cheminement, d’abord de Julienne (qui va se taire pendant vingt ans au sujet de l’image intérieure du disque de la lune incomplète qu’elle perçoit régulièrement en prière), mais aussi des autorités ecclésiastiques de l’époque, partagées quant à l’utilité d’une telle fête. Cependant, c’est entre autres au futur pape Urbain IV que l’on demandera l’avis sur le message que reçoit Julienne dans sa prière : instaurer dans l’année liturgique une fête qui manque (c’est la fraction manquante au disque de la lune, cette dernière représentant l’Église) pour honorer la présence du Christ, sous les espèces du pain et du vin, au milieu de ses fidèles. Après moult péripéties et virages institutionnels, l’évêque de Liège demande de célébrer la fête sur son lit de mort (nous sommes en 1246). Une vingtaine d’années plus tard, c’est le pape Urbain IV qui, convaincu par le miracle eucharistique de Bolsène, va introduire en 1264 la Fête-Dieu dans le calendrier liturgique universel. Julienne, proche de l’esprit cistercien, décède avant, en exil, et est enterrée, à sa demande, à l’abbaye de Villers. Ses restes furent dispersés à la Révolution. Aujourd’hui, seule une plaque commémorative se trouve au fond du cœur de l’abbatiale de Villers-la-Ville.
Il n’est cependant pas question de faire mémoire des convergences historiques. Le cœur de cette solennité, c’est la célébration de la présence efficace et réelle de Dieu au milieu de son peuple. Réalité bien ancrée bibliquement : il suffit de penser à la Tente de la rencontre, lieu où se trouvait l’Arche de l’Alliance, signe par excellence de la présence fidèle de Dieu auprès des siens. Dans sa bulle, Urbain IV reprend les phrases de Jésus : « Je ne vous laisserai pas orphelins… Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps… » pour parler de la présence corporelle de Jésus dans l’Eucharistie : « Il s’est fait Lui-même notre nourriture et notre breuvage. Le Donateur passe en don et la chose donnée est la même que Celui qui donne. II se donne tout entier ! »[1] Mystère de foi qui a fait fuir beaucoup de disciples (Jn 6,66), le pain eucharistique est vraie nourriture, condition de la vie éternelle (Jn 6,54-55). Vraie nourriture non seulement pour l’âme, mais aussi pour le corps si l’on pense à Marthe Robin, vraie nourriture pour l’intelligence si l’on pense à saint Thomas d’Aquin qui mettait sa tête, dit-on, dans le tabernacle quand il avait une difficulté théologique à résoudre. Vraie nourriture qui transforme notre intérieur à travers nos sens et notamment par notre regard : « Qui regarde vers lui resplendira » (Ps 33,6). Cette présence sous les aspects du pain et du vin est un mystère qui continue le récit d’Emmaüs à rebours (si l’on pense aux nombreux miracles eucharistiques, comme celui de Bois-Seigneur-Isaac, où se dévoile la présence cachée du Dieu fait homme), mais nous pose parfois un peu plus de difficulté… Mystère enfin de l’unité de l’homme dont tout l’être est appelé à se nourrir de la présence de Dieu.
À notre époque, marquée par la recherche du bien-être dans la vie, l’unité de la personne humaine est une clé pour la pastorale. La bonne nouvelle qui prend en compte la dimension corporelle autant que spirituelle a toutes les chances d’être accueillie. Il n’est peut-être pas si étonnant que renaît parmi les catholiques, et notamment les jeunes, la pratique de l’adoration eucharistique qui donne un « avant-goût » du ciel, puisque « nous lui serons semblables car nous Le verrons tel qu’il est » (1 Jn 3,2).
Au Brabant wallon, depuis plusieurs années, le Service de la catéchèse organise la Fête du Pain de Vie pour les enfants de catéchèse – et leurs familles – notamment ceux qui ont vécu leur première communion eucharistique au cours de l’année. Cette année, nous nous donnons rendez-vous à l’Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac pour faire mieux connaissance avec Jésus-Pain de Vie. Vous y êtes bienvenus !
À Liège, pays d’origine de la solennité, les célébrations durent du jeudi après le dimanche de la Trinité (jour même de cette fête, maintenu dans les pays où il est férié) jusqu’au dimanche qui suit (jour où l’on fête Corpus Domini dans les pays où le jeudi n’est pas férié). Au programme, entre autres, l’incontournable procession du Saint-Sacrement dans les rues de la ville.
À Rome, les rues où passe la procession sont tapissées de fleurs.
Animation :
Pour aller plus loin :
[1] Source : Jean-Pierre Delville, « Julienne de Cornillon à la lumière de son biographe », dans André Haquin (éd.) Fête-Dieu (1246-1996). 1. Actes du colloque de Liège, 12-14 septembre 1996, Louvain-la-Neuve 1999, pp. 27-53.
Le dimanche après la Pentecôte, nous entrons dans le temps ordinaire au seuil duquel la liturgie nous propose de célébrer le fondement de la foi chrétienne : Dieu un en trois personnes. Nous sommes baptisés au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous commençons notre prière par le signe de croix évoquant les trois personnes de la Trinité. Le Credo se structure aussi en trois temps où nous proclamons la foi chrétienne en Dieu Un et Trine.
La Bible – sans employer le mot « Trinité » – nous parle bien des Trois et de leur unité (cf. l’Évangile de ce dimanche : « Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » Jn 16,15). Plusieurs manières existent pour essayer d’expliquer (ou de faire comprendre) cette spécificité de la foi chrétienne.
Il y a l’icône de l’Hospitalité d’Abraham devenue image de la Trinité. Vous pouvez lire une belle et profonde explication de son sens dans l’article Signification spirituelle de l’icône d’André Roublev.
Il y a aussi la fameuse comparaison faite par St Patrick, évangélisateur de l’Irlande. Il s’est servi de l’image d’un trèfle pour parler de sa foi au roi Aengus au début du Ve siècle. Pour en savoir plus, consultez l’article La Sainte Trinité, le trèfle et l’onde.
Il existe également une autre comparaison, celle des trois états de l’eau. Que ce soit l’eau liquide, la glace ou la vapeur, sa composition est la même, il s’agit toujours de l’eau H2O. En même temps, la glace n’est pas un liquide et la vapeur non plus… Chacune a sa spécificité et ses propriétés qui la distinguent des autres.
Bien sûr, toutes ces comparaisons présentent des limites. Nous savons par exemple que l’eau peut changer d’état et devenir la glace ou la vapeur ce qui n’est pas le cas des personnes de la Trinité : le Père reste le Père, de même le Fils et l’Esprit. Leurs rôles ne sont pas interchangeables.
Mais aujourd’hui, essayons de sortir de nos tentatives – influencées par les mathématiques – de concilier dans notre tête l’existence d’un Dieu en trois personnes. Essayons de nous axer sur le fait qu’il s’agit de trois Personnes et que nous sommes appelés à vivre une relation avec chacune de ces personnes de la Trinité. Ma relation avec Jésus-Christ peut être tout à fait différente de celle avec le Père et avec l’Esprit. Il y a peut-être une Personne avec qui ma relation est plus intense et qui est comme une porte d’entrée dans la Trinité pour moi…
Gloire au Père,
qui a créé le monde avec sagesse et par amour.
Gloire au Dieu de la Vie,
qui nous a créés à son image
et nous appelle à communier à sa vie.
Gloire à ce Dieu toujours présent,
non comme un juge sévère,
non comme un concurrent,
mais comme le Père de tous,
soucieux du bonheur de ses enfants.
Gloire au Fils,
qui a sauvé le monde en l’aimant jusqu’à l’extrême.
Gloire au Dieu de l’Amour,
devenu l’un des nôtres
pour que nous ayons accès au monde de Dieu.
Gloire à ce Dieu devenu notre frère.
Gloire à l’Esprit,
souffle créateur,
vent de liberté,
qui renouvelle toutes choses.
Gloire au Dieu de l’Avenir,
Esprit de Jésus Christ,
Souffle de l’Église,
qui nous mènera auprès du Père et du Fils
pour un bonheur sans fin.
Amen.
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