Les autres sacrements

L’ordre

« Puis, il gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent auprès de lui, et il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle. »
Évangile selon saint Marc 3,13-14

Le sacrement de l’ordre consacre un choix de vie en réponse à l’appel de vivre de l’amour de Dieu en imitant de près la vie de Jésus Christ. Cet appel, que les Apôtres ont entendu les premiers, continue à retentir dans les cœurs des hommes et les invite à orienter toute leur vie au service du Royaume de Dieu. Il donne une mission particulière dans l’Église et s’incarne dans le service des autres croyants. Chaque catholique est consacré par son baptême et sa confirmation pour être un christ pour les autres. Celui qui reçoit le sacrement de l’ordre (et devient diacre, prêtre, évêque) est particulièrement consacré dans ce sacrement pour être pasteur de l’Église, à l’image et à la ressemblance de Jésus, le Bon berger. Il représente ainsi le Christ, berger de l’Église, au milieu de la communauté. Devenir prêtre, c’est mettre ses pas dans ceux du Christ-Prêtre qui s’est offert lui-même pour le salut du monde et être le « ministre » des grâces que son offrande nous apporte.

En Belgique francophone, c’est le Centre national des vocations qui propose aux jeunes adultes un accompagnement permettant de discerner un éventuel appel à devenir prêtre, religieux ou religieuse.

L’onction des malades

« Venez à moi vous qui peinez sous le poids du fardeau et je vous soulagerai. »
Évangile selon saint Matthieu 11,28

À la suite du Christ, les chrétiens ont toujours porté une attention particulière à celles et ceux qui traversent l’épreuve de la maladie, du handicap ou des atteintes du grand âge. C’est à eux que l’Église catholique propose le sacrement de « l’onction des malades ».

Le sacrement de l’onction des malades est destiné à réconforter tous ceux qui sont éprouvés par la maladie ou la vieillesse. La célébration de ce sacrement, que l’on peut recevoir à tout âge, consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains. Ces gestes montrent quelque chose de la tendresse du Christ pour ses frères malades, âgés, mourants. Par le sacrement des malades, le chrétien reçoit la force de supporter son épreuve et l’assurance que le Christ est présent à ses côtés. Alors que la maladie apporte souffrance, inquiétude et peut même entamer le goût de vivre, le sacrement rappelle la dignité de chacun, raffermit la confiance.

La souffrance du malade n’est pas un isolement tragique pour le chrétien, car Dieu dans son amour pour nous est proche des souffrants par sa Passion dont ce sacrement est un signe. L’Église « exhorte les malades à s’unir spontanément à la passion et à la mort du Christ pour contribuer ainsi au bien du Peuple de Dieu. » (Concile Vatican II, Constitution Lumen gentium, n° 11). La souffrance, comme celle de Jésus sur la croix, peut avoir une grande valeur spirituelle si elle est vécue en union avec le Christ : elle contribue alors à sauver le monde. Le sacrement de l’onction des malades, c’est Jésus-Bon samaritain qui se penche avec un amour particulier sur ses frères et sœurs en humanité.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de la Pastorale de la santé du Brabant wallon.

Le mariage

« À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un. Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église. »
Lettre aux Éphésiens 5,31-32

Dans le sacrement du mariage, deux personnes se présentent devant Dieu pour s’engager devant lui dans une vie commune et lui demander de la bénir et de la rendre féconde humainement et spirituellement par le don de sa grâce. C’est Dieu qui soutient et fortifie l’amour et l’engagement du couple dans le mariage qui repose sur quatre piliers : la liberté du consentement, la fidélité de l’engagement, l’indissolubilité du lien et la fécondité de l’amour.

Comme tout sacrement, le sacrement de mariage est « une rencontre avec Dieu à partir d’une réalité humaine vécue », en l’occurrence la communion d’amour entre un homme et une femme, qui se fonde sur le oui de l’engagement.  Ce n’est pas seulement ce oui, mais toute la vie des époux qui devient lieu de rencontre avec Dieu « c’est la vie conjugale, l’échange mutuel des époux dans la durée de leurs existences conjuguées qui est la matière du sacrement et non seulement le oui initial ».

De même que l’eau pour le baptême ou l’huile pour la confirmation sont les signes visibles de l’action de Dieu et de sa grâce, de même selon saint Paul (Lettre aux Éphésiens 5,23-32), l’union des époux chrétiens est le signe visible d’une réalité spirituelle de l’union du Christ et de l’Église. Le sacrement de mariage est le signe visible de l’action de Dieu qui d’une part réalise un lien sacré entre les époux et d’autre part leur donne sa grâce pour vivre leur union conjugale.

Il ne s’agit pas simplement d’un chemin de sainteté des époux pour eux-mêmes mais aussi du service qu’ils ont à rendre au monde : être témoin de l’amour de Dieu pour l’humanité. Du corps des époux au corps familial et de celui-ci au corps ecclésial et social, la dynamique du sacrement est aussi une dynamique d’intégration et de service…

En Brabant wallon, le Service Couples et Familles du Vicariat propose le cheminement de préparation au sacrement du mariage ainsi que des outils pour prendre soin de son couple dans la durée. Pour cela, Le Chêne de Mambré, centre d’écoute et d’accompagnement pour les couples, les familles et les personnes en difficulté, dans un esprit chrétien, vous ouvre ses portes à Wavre.