Jérusalem, ville de paix

Nous venons de passer le cap de la mi-carême. Nous continuons la montée vers Pâques en suivant Jésus qui monte à Jérusalem où il sera livré (Mt 20,17). Jérusalem est la ville sainte, demeure choisie par Dieu, établie sur le mont Moria où Abraham aurait préparé le sacrifice d’Isaac. Le Fils de Dieu accomplit sa dernière montée vers le Temple, chemin qu’il a parcouru plusieurs fois depuis ses de 12 ans. Son sacrifice sera l’acte de réconciliation définitive de l’homme avec Dieu. Il est né, il a vécu pour cela. Il va donner sa vie, il va nous donner la vie de Dieu. Désormais nous sommes réconciliés, en paix avec Dieu. En effet, le nom de la ville signifie « fondement de paix ».

Cet enjeu de paix est toujours actuel, maintenant que la ville est le lieu saint pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Lors de son voyage au Maroc, le weekend dernier, le pape François a co-signé avec le roi Mohammed VI un appel au sujet de la ville de Jérusalem demandant la liberté et le respect des trois religions en ce lieu particulier :

« Nous pensons important de préserver la Ville sainte de Jérusalem / Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.
Dans ce but, doivent être conservés et promus le caractère spécifique multi-religieux, la dimension spirituelle et l’identité culturelle particulière de Jérusalem / Al Qods Acharif.
Nous souhaitons, par conséquent, que dans la Ville sainte soient pleinement garantis la pleine liberté d’accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d’y exercer son propre culte, de sorte qu’à Jérusalem / Al Qods Acharif s’élève, de la part de leurs fidèles, la prière à Dieu, Créateur de tous, pour un avenir de paix et de fraternité sur la terre ».

Rabat, le 30 mars 2019

S.S. le Pape François
S.M. le Roi Mohammed VI
Amir Al Mouminine

Nous vous proposons de vous joindre spirituellement à cet appel avec le beau psaume 121 (traduction AELF) :

Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !
Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un!
C’est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur, * là qu’Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit, * le siège de la maison de David.
Appelez le bonheur sur Jérusalem : « Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs, le bonheur dans tes palais ! »
A cause de mes frères et de mes proches, je dirai : « Paix sur toi ! »
A cause de la maison du Seigneur notre Dieu, je désire ton bien.

L’Église catholique et les abus sexuels sur mineurs

L’actualité de ces derniers mois pour l’Église catholique a (re)mis en lumière le dossier des abus sexuels sur mineurs, perpétrés par des hommes d’Église et gardés sous silence par certaines autorités ecclésiales. Des membres du clergé ont été condamnés et  renvoyés de l’état clérical. Des victimes se font entendre de plus en plus dans les différents médias et, le plus important, auprès des tribunaux.

Face à ces actes et à leur dénonciation, l’Église tente de réagir de manière adaptée. Ainsi, l’Église belge a effectué un travail depuis plus de 20 ans. Le pape François, quant à lui, a organisé au Vatican une rencontre sur la protection des mineurs du 21 au 24 février. À cette occasion, 190 personnes, dont 114 présidents de conférences épiscopales, se sont rassemblées pour réfléchir au sujet et trouver des pistes d’action.

Ces actualités ont été largement relayées par les différents médias existants. Nous souhaitons ici vous présenter les documents officiels, ainsi que les articles des médias catholiques. Une façon de voir ces informations d’un point de vue différent et de se renseigner dans les documents originaux émanant des autorités ecclésiales compétentes.

Les différents documents et contacts de l’Église belge

Articles, documents, vidéos en lien avec la rencontre organisée par le Pape sur la protection des mineurs

De manière générale, vous pouvez suivre l’actualité de ce dossier sur les sites de presse catholique

Troisième semaine de Carême avec le pape François

Le dimanche 24 mars, lors de la prière de l’Angélus, le pape François nous a parlé de l’urgence de la conversion. En commentant la parabole du figuier stérile, il a expliqué :

« Le figuier que le patron de la parabole veut arracher représente une existence stérile, incapable de donner, de faire le bien. Il est le symbole de celui qui vit pour lui-même, rassasié et tranquille, allongé dans son confort, incapable de tourner le regard et le cœur vers tous ceux qui sont à côté de lui et qui se trouvent en condition de souffrance, de pauvreté, de malaise. À cette attitude d’égoïsme et de stérilité spirituelle, s’oppose le grand amour du vigneron pour le figuier : il est patient, il sait attendre, il lui dévoue son temps et son travail. Il promet au maître de prendre particulièrement soin de cet arbre malheureux.

Malgré la stérilité qui marque parfois notre existence, Dieu est patient et nous offre la possibilité de changer et de faire des progrès sur la route du bien. Mais le délai imploré et concédé dans l’attente que l’arbre fructifie finalement, indique aussi l’urgence de la conversion. (…) La possibilité de la conversion n’est pas illimitée ; c’est pourquoi il est nécessaire de la saisir tout de suite ; sinon elle serait perdue pour toujours. Nous pouvons vraiment faire confiance à la miséricorde de Dieu, mais sans en abuser. Nous ne devons pas justifier la paresse spirituelle, mais augmenter notre engagement à correspondre promptement à cette miséricorde avec sincérité de cœur. (…) Que chacun de nous pense, aujourd’hui : que dois-je faire devant cette miséricorde de Dieu qui m’attend et qui pardonne toujours ? Que dois-je faire ? »

Le texte ci-dessus est issu du site www.zenit.org. Vous pouvez trouver la traduction intégrale de la prière de l’Angélus ici.

Première semaine de Carême avec le pape François

Ce dimanche 10 mars, lors de la prière de l’Angelus, le pape François nous a exhorté à ne pas dialoguer avec le Diable, à répondre seulement par la Parole de Dieu.

« Les trois tentations montrent trois routes que le monde propose toujours en promettant de grands succès, trois chemins pour nous piéger : l’avidité de posséder – avoir, avoir, avoir -, la gloire humaine, l’instrumentalisation de Dieu. Ce sont trois chemins qui nous perdront.

La première, le chemin de l’avidité de possession. […] En rappelant le long chemin du peuple élu à travers le désert, Jésus affirme vouloir s’abandonner avec une pleine confiance à la providence du Père, qui prend toujours soin de ses enfants.

Deuxième tentation : le chemin de la gloire humaine. […] Frères et sœurs, l’on peut perdre toute dignité personnelle, si l’on se laisse corrompre par les idoles de l’argent, du succès et du pouvoir, afin de s’auto-affirmer. Et l’on goûte l’ivresse d’une joie vide qui s’évanouit bien vite. Et cela nous conduit à faire “les paons”, la vanité, mais cela s’évanouit.  […]

Et puis la troisième tentation : instrumentaliser Dieu à son avantage. Il [Jésus] repousse ainsi la tentation peut-être plus subtile : celle de vouloir “mettre Dieu de notre côté”, en lui demandant des grâces qui en réalité servent et serviront à satisfaire notre orgueil.

Ce sont les chemins qui sont mis devant nous, avec l’illusion de pouvoir ainsi obtenir le succès et le bonheur. Mais, en réalité, ils sont totalement étrangers à la façon d’agir de Dieu ; et même, ils nous séparent de fait de Lui, parce qu’ils sont l’oeuvre de Satan. Jésus, en affrontant ces épreuves à la première personne, vainc par trois fois la tentation pour adhérer pleinement au projet du Père. Et il nous indique les remèdes : la vie intérieure, la foi en Dieu, la certitude de son amour, la certitude que Dieu nous aime, qu’il est Père, et avec cette certitude nous vaincrons toute tentation.

Mais je voudrais attirer votre attention sur quelque chose d’intéressant. Jésus, en répondant au Tentateur, n’entre pas en dialogue, il répond aux trois défis seulement par la Parole de Dieu. Cela nous enseigne qu’avec le diable on ne dialogue pas, on ne doit pas dialoguer, on répond seulement par la Parole de Dieu.

Profitons donc du Carême, comme d’un temps privilégié pour nous purifier, pour expérimenter la présence consolante de Dieu dans notre vie.

Que l’intercession maternelle de la Vierge Marie, icône de fidélité à Dieu, nous soutienne dans notre chemin, en nous aidant à toujours rejeter le mal et à accueillir le bien.»

Le texte ci-dessus est issu du site www.zenit.org. Vous pouvez trouver la traduction intégrale de la prière de l’Angelus ici.

Marche des confirmands – 17 avril 2019

Le Service de la catéchèse a le plaisir d’inviter tous les enfants en dernière année de catéchèse, qui se préparent à la confirmation, pour sa traditionnelle Marche des confirmands. L’édition 2019 aura lieu le mercredi 17 avril (2e semaine des vacances de Pâques) de 13h45 à 20h.

Au programme:

  • Réflexion et jeu autour de l’Esprit Saint
  • Rencontre avec Mgr Jean-Luc Hudsyn
  • Rencontre avec des témoins
  • Participation à la Messe chrismale

PAF 3€ par enfant, à collecter dans une enveloppe à apporter le jour-même.

Pour la rencontre avec Mgr Hudsyn, les équipes de catéchèse sont invitées à envoyer leurs questions à catechese@bwcatho.be avant le lundi 8 avril.

Ne tardez pas à inscrire votre groupe de catéchèse via le formulaire