4 juin – Cinquième jour de la neuvaine de Pentecôte

Exercer la miséricorde

Chant à l’Esprit :

Parole de Dieu :

« Les collecteurs d’impôts et les pécheurs s’approchaient tous de lui pour l’écouter.
Et les Pharisiens et les scribes murmuraient ; ils disaient : « Cet homme-là fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux ! »
Il dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. » Et le père leur partagea son avoir. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout réalisé, partit pour un pays lointain et il y dilapida son bien dans une vie de désordre.
Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans l’indigence.
Il alla se mettre au service d’un des citoyens de ce pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre des gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.
Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien d’ouvriers de mon père ont du pain de reste, tandis que moi, ici, je meurs de faim !
Je vais aller vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers. »
Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié : il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : « Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils… »
Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe, et habillez-le ; mettez-lui un anneau au doigt, des sandales aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé. » Et ils se mirent à festoyer.
Son fils aîné était aux champs. Quand, à son retour, il approcha de la maison, il entendit de la musique et des danses.
Appelant un des serviteurs, il lui demanda ce que c’était.
Celui-ci lui dit : « C’est ton frère qui est arrivé, et ton père a tué le veau gras parce qu’il l’a vu revenir en bonne santé. »
Alors il se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit pour l’en prier ; mais il répliqua à son père : « Voilà tant d’années que je te sers sans avoir jamais désobéi à tes ordres ; et, à moi, tu n’as jamais donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. »
Mais quand ton fils que voici est arrivé, lui qui a mangé ton avoir avec des filles, tu as tué le veau gras pour lui ! »
Alors le père lui dit : « Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Mais il fallait festoyer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est vivant, il était perdu et il est retrouvé. » »
Luc 15, 1- 2.11- 32

Méditation : (Libre. Ci-dessous courte proposition)

Exercer la miséricorde : la parabole du fils retrouvé
Un charisme fondamental est vraiment celui de « faire miséricorde », ce verbe faire et ce terme miséricorde étant caractéristiques – qu’on se souvienne, par exemple, de l’importance du « faire » dans la parabole du bon samaritain (Lc 10, 25.28.37). La précieuse parabole du père et de ses deux fils qui va nous éclairer, en laissant résonner en nous l’appel de Jésus, au coeur du discours de la plaine : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36). La seule couleur adaptée est sans doute le blanc rayonnant, le blanc divin, toutes fautes pardonnées !
L’essentiel de cette longue parabole consiste dans un tissu de relations entre les trois personnes du récit (le cadet, le père, l’aîné), ce qu’il ne faut jamais perdre de vue. Chacun des deux fils est un « calculateur » (comme cela nous arrive aussi), tandis que le père, lui, ne raisonne nullement en termes comptables ! Or toutes ces relations vont se nouer ou se dénouer autour de la nourriture : la table avec pécheurs et publicains, en introduction (vv.1-2) ; la famine dans tel pays (v.14) ; les gousses des porcs (v.16) ; la nourriture des salariés du domaine, alors que « je meurs de faim » (v.17) ; enfin bien sûr le veau gras (vv.23.27.30) et le grand festin improvisé (vv.23.24.29.32). L’aîné pour sa part se plaint de n’avoir jamais reçu un chevreau (v.29) ! Ces réflexions peuvent nous aider à relire de près cette parabole très connue. Enfin, insistons sur le fait que la parabole ne s’achève pas, mais qu’elle demeure ouverte. Nous savons ce que fait le père, mais nous ne savons pas ce que va faire le fils aîné : entrera-t-il ou n’entrera-t-il pas dans la salle du festin ?
La parole sur le Père miséricordieux (Lc 6, 36), plusieurs paraboles de la miséricorde, les paroles du PATER que Jésus confie aux siens (Lc 11, 2-4) : partout cette même insistance sur la miséricorde et sur la tendresse, en regardant le père des deux garçons, qui représente bien sûr Dieu notre Père… Telle est la blancheur divine, comme sur la montagne de la transfiguration : elle rayonne déjà jusqu’aux disciples et jusqu’à nous, même si la télévision nous montre tant de violences nombreuses en divers pays. Et qui se risque alors à agir et à « faire miséricorde » ?

Source : Livret 2019 renouveau.bediocese de Namur

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