8 juin – Neuvième jour de la neuvaine de Pentecôte

« Vigile de Pentecôte »

Chant à l’Esprit :

Parole de Dieu :
Lecture du livre de la Genèse (11, 1-9)
Toute la terre avait alors le même langage et les mêmes mots. Au cours de leurs déplacements du côté de l’orient, les hommes découvrirent une plaine en Mésopotamie, et ils s’y installèrent. Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! Fabriquons des briques et mettons-les à cuire ! » Les briques leur servaient de pierres, et le bitume, de mortier. Ils dirent : « Allons ! Bâtissons une ville, avec une tour dont le sommet soit dans les cieux. Nous travaillerons à notre renommée, pour n’être pas dispersés sur toute la terre. » Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et le Seigneur dit : « Ils sont un seul peuple ils ont tous le même langage : s’ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais de faire tout ce qu’ils décideront. Eh bien ! Descendons, embrouillons leur langage : qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. » De là, le Seigneur les dispersa sur toute l’étendue de la terre. Ils cessèrent donc de bâtir la ville. C’est pourquoi on l’appela Babel (Babylone), car c’est là que le Seigneur embrouilla le langage des habitants de toute la terre ; et c’est de là qu’il les dispersa sur toute l’étendue de la terre.

Lecture du livre de l’Exode (19, 3-8a. 16-20b)
Dans le troisième mois qui suivit la sortie d’Égypte, les fils d’Israël arrivèrent au Sinaï. Moïse monta vers Dieu. Le Seigneur l’appela du haut de la montagne : « Tu diras à la maison de Jacob, et tu annonceras aux fils d’Israël : Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle pour vous amener jusqu’à moi. Et maintenant, si vous entendez ma voix et gardez mon alliance, vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples – car toute la terre m’appartient – et vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. Voilà ce que tu diras aux fils d’Israël. » Moïse revint et convoqua les anciens du peuple, il leur communiqua tout ce que le Seigneur avait prescrit. Le peuple tout entier répondit d’une seule voix : « Tout ce qu’a dit le Seigneur, nous le ferons. »
Le troisième jour, dès le matin, il y eut des coups de tonnerre, des éclairs, une lourde nuée sur la montagne, et le son d’une trompette puissante ; dans le camp, tout le peuple trembla. Moïse fit sortir le peuple hors du camp, à la rencontre de Dieu, et ils restèrent debout au pied de la montagne. La montagne du Sinaï était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu ; la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise, et toute la montagne tremblait violemment. Le son de la trompette était de plus en plus fort. Moïse parlait, et Dieu lui répondait dans le tonnerre. Le Seigneur descendit sur le sommet du Sinaï, il appela Moïse sur le sommet de la montagne, et Moïse monta vers lui.

Lecture du livre d’Ézéchiel (37, 1-14)
La main du Seigneur se posa sur moi, son esprit m’emporta, et je me trouvai au milieu d’une vallée qui était pleine d’ossements. Il m’en fit faire le tour: le sol de la vallée en était couvert, et ils étaient tout à fait desséchés. Alors le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements peuvent-ils revivre ? » Je lui répondis : « Seigneur Dieu, c’est toi qui le sais ! ». Il me dit alors : « Prononce un oracle sur ces ossements. Tu vas leur dire : Ossements desséchés, écoutez la parole du Seigneur. Je vais faire entrer en vous l’esprit, et vous vivrez. Je vais mettre sur vous des nerfs, vous couvrir de chair, et vous revêtir de peau ; je vous donnerai l’esprit, et vous vivrez Alors vous saurez que je suis le Seigneur. » Je prononçai l’oracle, comme j’en avais reçu l’ordre. Pendant que je prophétisais, il y eut un bruit, puis une violente secousse, et les ossements se rapprochèrent les uns des autres. Je vis qu’ils se couvraient de nerfs, la chair repoussait, la peau les recouvrait, mais il n’y avait pas d’esprit en eux. Le Seigneur me dit alors: « Adresse un oracle à l’esprit, prophétise, fils d’homme. Tu vas dire à l’esprit : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Viens des quatre vents, esprit ! Souffle sur ces morts, et qu’ils vivent ! » Je prophétisai, comme il m’en avait donné l’ordre, et l’esprit entra en eux, ils revinrent à la vie, et ils se dressèrent sur leurs pieds : c’était une armée immense !
Puis le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ces ossements, c’est tout le peuple d’Israël. Car ils disent : « Nos ossements sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus ! » Eh bien, adresse-leur cet oracle : « Ainsi parle le Seigneur Dieu : je vais ouvrir vos tombeaux et je vous en ferai sortir, ô mon peuple, et je vous ramènerai sur la terre d’Israël. Vous saurez que je suis le Seigneur, quand j’ouvrirai vos tombeaux et vous en ferai sortir, ô mon peuple ! Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez ; je vous installerai sur votre terre, et vous saurez que je suis le Seigneur : je l’ai dit, et je le ferai. Parole du Seigneur. » »

Lecture du livre de Joël (3, 1-5a)
Parole du Seigneur : « Je répandrai mon esprit sur toute créature, vos fils et vos filles deviendront prophètes, vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes je répandrai mon esprit en ces jours-là. Je ferai des prodiges au ciel et sur la terre ; du sang, du feu, des colonnes de fumée. Le soleil se changera en ténèbres, et la lune sera couleur de sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, grand et redoutable. Alors, tous ceux qui invoqueront le Nom du Seigneur seront sauvés. »

Psaume 103 [104]
R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit
qui renouvelle la face de la terre !

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Quelle profusion dans tes oeuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
la terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (8, 22-27)
« Frères, nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance : voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. Bien plus, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables. Et Dieu, qui voit le fond des coeurs, connaît les intentions de l’Esprit : il sait qu’en intervenant pour les fidèles, l’Esprit veut ce que Dieu veut. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (7, 37-39)
C’était le jour solennel où se terminait la fête des Tentes. Jésus, debout dans le temple de Jérusalem, s’écria :  » Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ! Comme dit l’Écriture : ‘Des fleuves d’eau vive jailliront de son coeur’.  » En disant cela, il parlait de l’Esprit Saint, l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en Jésus. En effet, l’Esprit Saint n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié par le Père.

Méditation (Libre)

OUVERTURE (plutôt que conclusion !)
Nous voici arrivés, dans notre neuvaine, au terme d’un rapide parcours au sujet des « charismes » ; il nous reste à en rendre grâce au Seigneur. Merci aussi pour ce que nous avons pu vivre ensemble, dans le diocèse de Namur ; joyeuse fête de Pentecôte, avec le sacrement de confirmation qui sera donné à un certain nombre d’adultes qui s’y sont préparés.
L’image des couleurs de l’arc-en-ciel nous a empêchés de rechercher une rivalité entre ces charismes pluriels. Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul par ses lettres demeure un guide sûr. Tout n’a certes pas été dit, mais un chemin s’est ouvert : l’Esprit de Vérité nous aidera vraiment en nous « conduisant dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13), ce qui nécessairement prend du temps.
Retenons que chacun/e est vraiment appelé/e à apporter sa pierre et à joindre sa prière, pour le meilleur bien de nos diverses communautés – bref, à apporter son propre charisme et ses propres compétences à la « construction » (1 Co 14) d’une vie communautaire toujours exigeante.
Que l’image de l’arc-en-ciel nous soutienne en chemin : oui, Jésus nous a bien laissé sa Parole, sa Paix et son Paraclet… Avec ces trois « P », nous irons de l’avant dans l’espérance !
Pierre Mourlon sj (Namur)

Prière à la Sainte Trinité

Ô Trinité Sainte, entre chacune de vos Personnes divines règne une parfaite harmonie. L’amour entre le Père et le Fils est à ce point intense qu’il en est devenu une personne : l’Esprit Saint.
Nous nous souvenons de la promesse de Jésus qui nous a promis d’être avec nous tous les jours, jusqu’à son retour en gloire sur la terre. Cette perpétuelle présence du Christ en nous, c’est la vie dans l’Esprit.
Donnez-nous la vivacité de l’intelligence et la profondeur du cœur pour accueillir en nous le message du Christ et le propager par notre témoignage de vie.
Donnez-nous d’aimer et d’accomplir en tout la volonté du Père miséricordieux.
Donnez-nous de désirer ardemment la présence en nous de l’Esprit du Père et du Fils.
Dans votre infinie sagesse, vous avez doté l’Église et chacun de ses membres de dons spécifiques, utiles au bien de l’ensemble et de chacun. Entre les charismes que nous demandons pour nous et pour nos frères, il n’y a pas de hiérarchie : tous sont nécessaires pour que progresse le Règne de Dieu dans le monde et dans les cœurs.
Une seule consigne de saint Paul : bien faire ce que nous avons à faire, sans regret de n’avoir pas tel ou tel don reçu par d’autres. Dans la recherche de la perfection évangélique et dans la quête d’une charité parfaite, point de jalousie ni de calculs ; seulement l’ardent désir d’accomplir le mieux possible la mission que Dieu nous confie.
S’il nous arrive d’être impatient devant l’apparente lenteur de l’accomplissement du Royaume, que la joyeuse espérance supplée notre manque de foi.
Et surtout, que nous soyons au service du Corps entier, à la suite du Christ, notre unique Pasteur, dans une totale confiance à la miséricorde infinie du Père, imprégnés de cet Esprit reçu au baptême et qui accompagne chaque croyant tout au long de son existence.
AMEN
Chanoine Jean-Marie Huet

Source : Livret 2019 renouveau.bediocese de Namur

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :